Semi-finition et engraissement

Lorsque les prix payés par les abattoirs sont élevés, l’occasion d’ajouter du poids aux carcasses peut devenir intéressante. Toutefois, l’avantage financier apparent peut fondre comme neige au printemps si on ne peut maintenir de solides performances zootechniques et économiques tout au long de l’élevage.* Notions de base
En fait, il m’est théoriquement possible d’établir le gain moyen quotidien projeté (GMQ) et le coût d’alimentation lorsque je calcule un programme alimentaire. Mais est-ce le seul facteur pour déterminer le GMQ? Malheureusement non! En réalité, c’est le confort des animaux qui est souvent le plus sous-estimé.
Quand on y pense bien, l’engraissement de bouvillons n’est pas une « production », mais bien une « transformation » animale. Peu importe le produit fini, trois étapes caractérisent le fonctionnement de ce type d’activité : l’achat des matières premières, la transformation proprement dite et la vente.
Plusieurs d’entre vous se rappellent probablement ce film des années 1980, dans lequel Marty McFly (Michael J. Fox) se retrouvait coincé dans le passé. Il devait réussir à remplacer la source d’énergie de sa voiture pour revenir dans le présent. Curieusement, les parcs d’engraissement vivent un peu la même situation depuis le début de l’automne 2013.
Pour déterminer s’il est nécessaire d’utiliser des concentrés dans le préconditionnement et la semi-finition des veaux, il faut d’abord bien connaître son fourrage. Pour obtenir un gain maigre et une forte musculature essentiels à l’obtention d’un bon prix de vente, il faut respecter le besoin en protéines et les minéraux et concentrés jouent un rôle essentiel.
La semi-finition comme stratégie de commercialisation nécessite de bien connaître ses analyses de fourrages, de se fixer des objectifs, d’avoir un programme alimentaire et de s’interroger sur les caractéristiques des infrastructures disponibles pour l’entreposage des aliments, le logement et la manipulation des animaux. Dans le choix de votre stratégie, assurez-vous de valoriser au maximum chacun de vos veaux, et ce, en choisissant le moment et le poids de mise en marché sur une base individuelle.
En engraissement, le protocole d’entrée permettra d’assurer la santé initiale du veau et de prévenir les maladies au cours du premier mois en parc. La régie, la vaccination, l’antibiothérapie préventive et l’alimentation sont une foule d’éléments qui interagissent et auront un impact sur le gain, la conversion alimentaire, la qualité de la carcasse à l’abattage et le taux de morbidité et de mortalité. Ainsi, il est nécessaire d’ajuster le protocole d’entrée selon le niveau de risque anticipé.
Auparavant, l’engraisseur qui réussissait le mieux était souvent celui qui savait le mieux acheter et vendre ses animaux. Maintenant que la marge brute a fondu, cette stratégie ne suffit plus. Éviter le gaspillage et gérer le moment d’expédition à l’abattoir représentent d’autres secrets bien gardés pour améliorer la rentabilité de votre entreprise.
Les inophores sont des molécules qui agissent directement sur la flore bactérienne du rumen, permettant ainsi à l’animal d’utiliser plus efficacement les aliments qu’il ingère. Économiquement rentables et justifiables, les inophores permettent d’économiser jusqu’à 8 % en coût d’alimentation tout en faisant le même gain.
Tout comme le prix payé par les abattoirs pour l’acquisition de bouvillons, les actions relatives à leur mise en marché sont en résultante directe de l’offre et de la demande, à court et moyen terme. Le rôle du Comité de mise en marché de bouvillons d’abattage consiste principalement à améliorer les conditions de mise en marché des bouvillons produits, tout en respectant la mission et la vision issues de la planification stratégique.