Impact du gain en période de réception

Lorsque les prix payés par les abattoirs sont élevés, l’occasion d’ajouter du poids aux carcasses peut devenir intéressante. Toutefois, l’avantage financier apparent peut fondre comme neige au printemps si on ne peut maintenir de solides performances zootechniques et économiques tout au long de l’élevage.*

Notions de base

Je ne vous apprendrai rien en disant que l’efficacité alimentaire et le coût total du gain constituent d’excellents indicateurs de performance. La figure 1 démontre que le gain journalier de chacune des journées passées au parc devient l’élément déterminant des équations.

La consommation quotidienne est fonction de la concentration d’énergie de la ration et se comporte souvent comme une constante. En pratique, les paramètres nutritionnels d’une ration bien équilibrée sont « accotés » à leurs niveaux maximums. Pendant cette période, les différences de performance s’expliquent généralement par la qualité de la régie, le confort des animaux (voir l’article de Jason Brock en page 6) et la génétique.

Ce sont plutôt le premier et le dernier mois d’élevage qui comportent certains enjeux concernant le gain. Autrement dit, pour rattraper le gain quotidien non réalisé au cours de chacune de ces 58 journées, on doit pédaler très fort le reste du temps (tableau 1).

En scénario « Ça pourrait être pire », il faut une qualité de régie, une génétique et un confort excellents pour maintenir un GMQ très élevé pendant plus de 4 mois consécutifs, si le GMQ n’est pas élevé en période de réception et juste avant l’abattage. En pratique, dans ce genre de scénario, la cadence diminue à certaines occasions pendant la mi-parcours. Le producteur livre alors plus léger ou doit allonger la durée d’élevage avec une augmentation importante des coûts. Les opérateurs de parcs d’engraissement l’ont bien compris. Plusieurs ont modifié leur stratégie d’implantation et utilisent de la ractopamine (Optaflexx).

Ce faisant, ils sont passés au scénario « Ça pourrait aller encore mieux! ». Dans ce cas, l’amélioration des résultats provient du levier efficacité métabolique. Il reste maintenant à travailler la période de réception pour atteindre le scénario « WOW ».

Réception

Les antibiotiques maintenant disponibles sur le marché permettent de mieux maîtriser la santé pendant cette phase critique de l’élevage. Cependant, de faibles taux de morbidité et de  mortalités suffisent-ils à qualifier la période de réception de succès obtenu? Pas nécessairement.

Le tableau 2 montre en fait que le GMQ de chacun des veaux en santé a beaucoup plus d’impact sur le GMQ du lot que le nombre d’animaux malades. Le message n’est pas de cesser de bien protéger les veaux, mais plutôt de s’attarder davantage à l’alimentation des 28 premiers jours.

Le programme PSP La Coop (performant, simple, personnalisé) pour la période de réception est caractérisé par des apports de sélénium organique, vitamines du complexe B et plusieurs autres nutriments. Il permet aux veaux d’exprimer rapidement leur potentiel de gain et les aide aussi à transformer plus efficacement la vaccination en immunisation.

De plus, la vaste gamme de produits disponibles (Minéral et Supplément Intro-Parc, Supplément PSP 028, avec ou sans ionophores, avec ou sans additifs alimentaires naturels, etc.) nous permet de bâtir avec vous un programme en fonction du degré de risque des animaux achetés et des marchés visés.

Rappelez-vous la fable du lièvre et de la tortue : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point! » Parlez-en à votre expert conseil La Coop.

*Magazine Opti Boeuf, numéro 2015 01